073s031

Trois campagnes de fouilles ont permis la mise au jour d’une villa gallo-romaine et d’un établissement laténien. La villa ne s’est pas dévellopée à partir de l’établissement indigène. Les limites septentrionales des deux occupations sont connues mais pas les limites méridionales. L’occupation protohistorique peut être attribuée au 2e siècle avant J.-C. Cette occupation évolue dans le temps mais reste toujours fortement structurée. Elle est marquée par un découpage de l’espace matérialisé par un réseau orthogonal de fossés profonds. Le plan est très cohérent et présente des parcelles de tailles variables qui ont rarement été appréhendées dans leur totalité. Certaines sont dépourvues de tout aménagement, deux autres au contraire recèlent des vestiges de construction sur poteaux et des fosses. Situés à proximité de plus grande densités de mobilier dans les fossés, ces structures marquent l’emplacement de noyaux d’occupation. L’un a été clairement perçu, bien qu’en partie recoupé par une structure? plus récente. Un second a du exister plus à l’est, en dehors des limites de la fouille. L’occupation gallo-romaine est radicalement différente et totalement indépendante de celle de La Tène, qu’elle ignore comme si elle avait disparu du paysage. Cette nouvelle occupation prend forme au tournant de notre ère et subsiste inchangée dans ses grandes lignes jusqu’à l’abandon du site au début du 5e siècle. Elle se présente comme une villa à plan axial qui se développe selon un axe Est-Ouest. La forte densité des structures mises au jour en 1991 et leur relative richesse en mobilier et éléments architecturaux permettent de penser qu’elles se trouvent proches ou dans la partie résidentielle. Des murs et des canalisations fouillées en 1991 se prolongent vers l’Est, indiquant vraisemblablement son emplacement. La nature et la situation des structures disposées le long des fossés est-ouest indiquent qu’en 1997, c’est une partie de l’aile septentrionale de la pars rustica de la villa qui a été étudiée. Une rstitution du plan général permet d’évaluer les dimensions de cet établissement. Sa longueur est de 300 m, sa largeur, plus hypothétique, est d’au moins 200 m. La superficie peut être évaluée à 6 ha, ce qui place cet établissement dans la fourchette supérieure des villae de la Gaule. L’étude des structures fouillées en 1997 révèle que l’organisation spatiale de la villa mise en place au tournant de notre ère reste inchangée dans son schéma directeur jusqu’à l’abandon du site. L’occupation présente une grande continuité tout au long de l’époque romaine. Les fossés, peu profonds, implantés dès l’époque gallo-romaine précoce, constituent une limite effective qui n’est jamais transgressée. Les bâtiments, qui ont rarement été retrouvés mais qui peuvent être restitués grâce aux structures en creux, une cave et des structures de stockage, sont également régulièrement présents pour toutes les époques. Il n’y a pas de rétrécissement ou d’expansion de l’occupation, l’ensemble de l’espace est occupé à toutes les époques, de la fin du 1er siècle avant J.-C. au début du 5e siècle après J.-C. Deux vastes structures en eau sont mêmes présentes dans le paysage pendant toute cette période. Une question reste en suspens, qui concerne la continuité ou la rupture d’occupation entre la période protohistorique et la période gallo-romaine. Les vestiges qui pourraient appartenir à une période intermédiaire sont rares et n’ont pas livré de mobilier, ils ne suffisent donc pas à marquer une réelle occupation. Mais à l’instar des vestiges protohistoriques dont on ne pouvait pas soupçonner l’existence à partir des études réalisées en 1991, il parait prudent de ne pas trancher. Quelques artefacts paléolithiques et néolithiques ont été collectés, mais apparaissent résiduels.

Organisme
Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Date de rédaction
29/10/1995
Code site
073s031
Date de découverte ou d'enquête
1985
Source
carte archéologique départementale
État de découverte
structuré
Niveau d'interprétation
site fonctionnel
Précision emprise
localisation connue et limites supposées
Qualification de datation
période(s) d'occupation
Appréciation de localisation
1/5000
Nature du site
enfoui
État actuel
conservé
Présence de mobilier
True
Contexte mobilier
associé aux structures
Chronologie début
Deuxième Age du Fer
Chronologie fin
Antiquité tardive
Datation initiale
-200
Datation finale
525
Qualification datation initiale
création au plus tôt
Qualification datation finale
terminus ante quem
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • Nouray
  • Nouray
  • Nouray
  • Nouray
  • Nouray
Dénomination

Autres protections (Tremblay-en-France)

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