Aubervilliers

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Aubervilliers
A Aubervilliers, dans l’immédiat après-guerre, les familles ouvrières vivent misérablement dans des habitations insalubres. Autrefois rurale, cette petite cité offre aujourd’hui un paysage industriel. Sur les bords de Seine, les enfants jouent et plongent dans le fleuve, parmi les immondices et les cadavres d’animaux. Mais ces jeux insouciants ne cachent pas la misère des femmes, qui ramassent du charbon sur le sol, ni la dureté du travail dans les docks et les usines Saint-Gobain, où les ouvriers travaillent la soude caustique à mains nues. Jouxtant la zone industrielle, le quartier Landy est un véritable taudis. Les immeubles sont insalubres et sans eau courante, les maisons délabrées ou en voie de délabrement. Exténués, absorbés par la dureté de leur vie quotidienne, les habitants du quartier paraissent résignés. Malgré tout, la vie continue, les enfants jouent, les maraîchers cultivent leurs légumes, les vieilles dames vont au marché. Il y a aussi ceux qui n’ont pas de logis et qui vivent dans des roulottes, en attendant mieux. Dans cette effroyable misère, des familles luttent courageusement pour garder leur dignité. Pour preuve, l’une d’entre elles, dont les six enfants sont habillés proprement et mangent à leur faim, grâce à l’ingéniosité de la mère et au labeur du père et des aînés. Le constat est alarmant, le seul moyen d’améliorer les conditions de vie de ces miséreux est de reconstruire ce monde.
Eli Lotar archives francaise du film
Descriptif

A Aubervilliers, dans l’immédiat après-guerre, les familles ouvrières vivent misérablement dans des habitations insalubres. Autrefois rurale, cette petite cité offre aujourd’hui un paysage industriel. Sur les bords de Seine, les enfants jouent et plongent dans le fleuve, parmi les immondices et les cadavres d’animaux. Mais ces jeux insouciants ne cachent pas la misère des femmes, qui ramassent du charbon sur le sol, ni la dureté du travail dans les docks et les usines Saint-Gobain, où les ouvriers travaillent la soude caustique à mains nues. Jouxtant la zone industrielle, le quartier Landy est un véritable taudis. Les immeubles sont insalubres et sans eau courante, les maisons délabrées ou en voie de délabrement. Exténués, absorbés par la dureté de leur vie quotidienne, les habitants du quartier paraissent résignés. Malgré tout, la vie continue, les enfants jouent, les maraîchers cultivent leurs légumes, les vieilles dames vont au marché. Il y a aussi ceux qui n’ont pas de logis et qui vivent dans des roulottes, en attendant mieux. Dans cette effroyable misère, des familles luttent courageusement pour garder leur dignité. Pour preuve, l’une d’entre elles, dont les six enfants sont habillés proprement et mangent à leur faim, grâce à l’ingéniosité de la mère et au labeur du père et des aînés. Le constat est alarmant, le seul moyen d’améliorer les conditions de vie de ces miséreux est de reconstruire ce monde.

Crédits
Eli Lotar archives francaise du film

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Source
prise de vue directe
Typologie photographie
positif N&B
Date de création - date de prise de vue
1946
Son
True