Ficat, puis Wagner
Ficat, puis Wagner
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Visible depuis la rue Meissonnier et la rue Henri-Barbusse, elle marque le paysage du quartier de l’Avenir. Cette cheminée de section carrée en maçonnerie de brique - la dernière de la commune - date de 1931, comme l’ensemble de l’établissement, construit par le fabricant de pain de seigle Ficat. En 1938, l’entreprise est rachetée par Louis Wagner, qui n’entreprend pas de constructions nouvelles. La boulangerie Wagner emploie à cette date 5 à 6 ouvriers. L’activité est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Louis Wagner, après sa démobilisation, ouvre une boutique de vente de pain au détail, aménageant une devanture : l’inscription "Boulangerie" est encore visible sur la
façade. L’activité industrielle reprend en 1948, la boutique est alors fermée (transformée en réserve à pain) et l’entreprise s’engage dans l’augmentation et la diversification de la production (pain de seigle, pain de campagne, pain de maïs). En 1978, à la création de la S.AR.L. Sodewag (Société
d’exploitation des établissements Wagner), l’entreprise employait 35 ouvriers (témoignage de Mme Porcher-Wagner). La récente réhabilitation du site en logements par l’architecte lilasien Michel-Jean Caillat (2003-2004) ne compromet pas la lecture fonctionnelle des bâtiments. Distribués autour d’une cour couverte (dalle en béton armé?), les ateliers de fabrication étaient situés à gauche et au fond de la parcelle : trois fournils au rez-de-chaussée? et une salle de coupe à l’étage, desservis par un escalier et un monte-charge. Ils étaient à pans de fer hourdés? de brique et surmontés d’un toit à un pan : le bâtiment est aujourd’hui à deux étages carrés (surélévation d’un niveau) surmonté d’un toit à longs pans. A droite de la cour couverte, le bâtiment à un étage carré couvert d’un toit à croupes abritait le logement des boulangers Ficat et Wagner, puis, à partir de 1956, les bureaux de l’entreprise.
