La Madeleine

La Madeleine

La présence des frères mineurs est attestée à Saint-Denis sous l’abbatiat d’Eudes Clément (1229-1245). Une lettre du provincial des frères mineurs à Eudes datée de 1231 aisse supposer que la communauté était établie dans une maison située derrière l’église Saint-Pierre où elle avait l’usufruit d’une chapelle. Il s’agit peut-être de la chapelle de la Madeleine, mentionnée en 1352 comme dépendance des chanoines de Saint-Paul. A l’époque moderne, l’église accueille les paroisses de Saint-Jean-Saint-Jacques de Vauboulon. La cure est supprimée en 1735 et la paroisse est réunie à celle de Saint-Pierre et l’église est dès lors utilisée comme grange. En 1772, une estimation des réparations à effectuer demandée par l’archevêqeque de Paris mentionne que l’église "n’est séparée [de l’église saint-Pierre] que par une partie du jardin du presbytère de ladite église Saint-Michel, laquelle église de Sainte-madelaine n’ets plus à usage d’église depuis très longtemps, et son bastiment renferme actuellement une grange. Il ets de trois travées de long et couvert de thuilles à deux égouts, le dedans estoit plaffoné en merain [dans la marge : et lambrissé] dont il reste encore des parties. L’entrée [dans la marge : dans un des pignons est sur ledit carrefour de Saint-Paul par une porte batarde à anciens panneaux dans un chassis de menuiserie] dont partie est aussy à anciens panneaux avec seuil de pierre et contre l’autre pignon est addossé l’ancien clocher de ladite église lequel est couvert de thuilles à deux égouts et dont le comble est surmonté d’une croix de fer et le bas duisit clocher avec porte sur le jardin du presbytère de ladite église de Saint-Michel. Nous n’avons trouvé d’autres réparations à faire audit bastiment et clocher qu’une recherche à faire audit bastiment et clocher qu’un erechcrhe à faire aux couvertures de thuilles et le bouchement d eplusieurs lézardes et crevasses auxd murs que nous avons estimés après mesures prises et calculs la somme de cent cinquante livres (..). Le plan des fouilles de Debret de 1842-1844 levé par Cabillet figure l’église sous la forme d’un bâtiment rectnagulaire de 14 m de long hors œuvre sur 8 m de large hors œuvre, précédé d’un clocher-porche. Le bâtiment est démoli en 1847-1848 lors du percement de la rue de Strasbourg.

Organisme
Unité d'archéologie de Saint-Denis
Date de rédaction
23/01/2006
Code site
066s123
Date de découverte ou d'enquête
1996
Source
carte archéologique départementale
État de découverte
structuré
Niveau d'interprétation
découverte isolée
Précision emprise
localisation et extension connues
Qualification de datation
période(s) d'occupation
Appréciation de localisation
1/2000
Nature du site
enfoui
État actuel
détruit
Contexte mobilier
sans objet
Chronologie début
Moyen Age classique
Chronologie fin
Epoque contemporaine
Datation initiale
1231
Datation finale
1847
Qualification datation initiale
première attestation
Qualification datation finale
disparition

Illustrations

Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l’église de la Madeleine

Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l’église de la Madeleine ; état époque (...)
N° 3488 - jpg - 600 × 450 pixels Détails
Crédits © Département de la Seine-Saint-Denis
Dimensions 600 × 450 pixels
Résolution 0.3 Mpx
Poids 9.8 ko
Date 23 février 2006
Fichier 3488_pleinecran.jpg
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • place Pierre de Montreuil ; rue de Strasbourg
Dénomination

Notices liées