Le boulevard Eugéne-Decros est très hétérogène en raison notamment de son ouverture tardive dans un tissu déjà constitué. Il comporte quelques exemples de différents courants architecturaux intéressants comme un bel immeuble bourgeois du début du XXe sièc

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Le boulevard Eugéne-Decros est très hétérogène en raison notamment de son ouverture tardive dans un tissu déjà constitué. Il comporte quelques exemples de différents courants architecturaux intéressants comme un bel immeuble bourgeois du début du XXe sièc
Le boulevard Eugéne-Decros est très hétérogène en raison notamment de son ouverture tardive dans un tissu déjà constitué. Il comporte quelques exemples de différents courants architecturaux intéressants comme un bel immeuble bourgeois du début du XXe siècle (n°10), dont la façade ouvrait sur la petite place formée par le croisement des rues Francine Fromond /de l’Egalité et du Progrès. D’où le caractère soigné de sa façade. Aujourd’hui il doit composer avec les bâtiments contemporains de la ZAC qui ont repris son échelle. Au delà de la rue du Progrès, le tissu est moins urbain, composé de pavillons (n°17 à 23), d’activités et d’immeubles.
Boulevard Eugène Decros
Essentiellement bordé de pavillons, de maisons de ville et de petits immeubles le boulevard Eugène Decros se partage, en partie dans ce secteur, entre Pantin et Les Lilas. Bordé de beaux platanes, il est une voie passante, un des principaux accès vers Pantin, Romainville et la N3.
On peut observer diverses séquences dont la diversité est liée à la période d’urbanisation, à la façon dont celle-ci s’est opérée sur les parcelles qu’elle borde et enfin au relief, très accentué dans certaines parties. Il est intéressant de noter que ce boulevard de ceinture, éloigné du centre, était autrefois un chemin dont l’élargissement s’est effectué en tranches successives et que s’il a fortement structuré la physionomie du secteur à l’instar de la rue Henri Barbusse, son urbanisation s’est effectuée plus tardivement que dans les rues avoisinantes. Sur l’Atlas du département de la Seine, 1930-1939, il apparaît que seule la partie au nord est de la rue de Bellevue est élargie mais qu’elle est à cette époque, sur son côté pair, quasiment vide de constructions. L’essentiel de son urbanisation se fera après guerre. Certaines séquences, comme celle située entre les rues de La Rochefoucault et de la Prévoyance correspondent à l’arrière de parcelles dont l’accès principal se fait sur de petites rues, ici, celle de la paix.
Cette urbanisation complexe explique l’absence de front urbain régulier et la présence de jardins qui accentuent l’impression de grande largeur du boulevard.
Séquences ou éléments remarquables
Les maisons qui bordent le boulevard sont très différentes les unes des autres et peu se distinguent en soit à l’exception de quelques villas contemporaines remarquables et de deux demeures anciennes intéressantes. A noter la position des pavillons allant du n° 152 au n°160, implantés sur la partie haute de terrains très escarpés et qui sont séparés du boulevard par des jardins en pente raide, et dont l’alignement créé un paysage original.
N°87 bis : petite villa classique du début du XXe siècle à R+1, 3 travées, toit à croupe en ardoise, 1 lucarne. Façade en brique à parement? ? de plâtre mouluré en chambranles? ? et encoignures imitant la pierre en chaînage? ? harpé. L’ensemble est malheureusement peint en blanc uniforme, ce qui masque le style néo-Louis XIII de la façade d’origine. Marquise en fer et verre et grille de clôture en fer ouvragé.
N°46 : maison à R+1 sur soubassement? ?, 3 travées, toit terrasse. Façades en brique avec une frise à motif de vannerie courrant au niveau des linteaux des baies du 1er étage. Parement de plâtre mouluré peint en blanc formant un bandeau et soulignant la corniche? ?. Acrotère? ? percé au-dessus des baies. Maison datant probablement des années 1930 ou du début des années 1950. Elle forme un ensemble intéressant avec les deux maisons contemporaines qui la suivent (n°48 et 48bis – 045inv091 et 045inv092)
Photo Marie-Françoise Laborde © Département de la Seine-Saint-Denis
Descriptif

Le boulevard Eugéne-Decros est très hétérogène en raison notamment de son ouverture tardive dans un tissu déjà constitué. Il comporte quelques exemples de différents courants architecturaux intéressants comme un bel immeuble bourgeois du début du XXe siècle (n°10), dont la façade ouvrait sur la petite place formée par le croisement des rues Francine Fromond /de l’Egalité et du Progrès. D’où le caractère soigné de sa façade. Aujourd’hui il doit composer avec les bâtiments contemporains de la ZAC qui ont repris son échelle. Au delà de la rue du Progrès, le tissu est moins urbain, composé de pavillons (n°17 à 23), d’activités et d’immeubles.

Boulevard Eugène Decros
Essentiellement bordé de pavillons, de maisons de ville et de petits immeubles le boulevard Eugène Decros se partage, en partie dans ce secteur, entre Pantin et Les Lilas. Bordé de beaux platanes, il est une voie passante, un des principaux accès vers Pantin, Romainville et la N3.
On peut observer diverses séquences dont la diversité est liée à la période d’urbanisation, à la façon dont celle-ci s’est opérée sur les parcelles qu’elle borde et enfin au relief, très accentué dans certaines parties. Il est intéressant de noter que ce boulevard de ceinture, éloigné du centre, était autrefois un chemin dont l’élargissement s’est effectué en tranches successives et que s’il a fortement structuré la physionomie du secteur à l’instar de la rue Henri Barbusse, son urbanisation s’est effectuée plus tardivement que dans les rues avoisinantes. Sur l’Atlas du département de la Seine, 1930-1939, il apparaît que seule la partie au nord est de la rue de Bellevue est élargie mais qu’elle est à cette époque, sur son côté pair, quasiment vide de constructions. L’essentiel de son urbanisation se fera après guerre. Certaines séquences, comme celle située entre les rues de La Rochefoucault et de la Prévoyance correspondent à l’arrière de parcelles dont l’accès principal se fait sur de petites rues, ici, celle de la paix.
Cette urbanisation complexe explique l’absence de front urbain régulier et la présence de jardins qui accentuent l’impression de grande largeur du boulevard.

Séquences ou éléments remarquables
Les maisons qui bordent le boulevard sont très différentes les unes des autres et peu se distinguent en soit à l’exception de quelques villas contemporaines remarquables et de deux demeures anciennes intéressantes. A noter la position des pavillons allant du n° 152 au n°160, implantés sur la partie haute de terrains très escarpés et qui sont séparés du boulevard par des jardins en pente raide, et dont l’alignement créé un paysage original.

N°87 bis : petite villa classique du début du XXe siècle à R+1, 3 travées, toit à croupe en ardoise, 1 lucarne. Façade en brique à parement? de plâtre mouluré en chambranles? et encoignures imitant la pierre en chaînage? harpé. L’ensemble est malheureusement peint en blanc uniforme, ce qui masque le style néo-Louis XIII de la façade d’origine. Marquise en fer et verre et grille de clôture en fer ouvragé.

N°46 : maison à R+1 sur soubassement?, 3 travées, toit terrasse. Façades en brique avec une frise à motif de vannerie courrant au niveau des linteaux des baies du 1er étage. Parement de plâtre mouluré peint en blanc formant un bandeau et soulignant la corniche?. Acrotère? percé au-dessus des baies. Maison datant probablement des années 1930 ou du début des années 1950. Elle forme un ensemble intéressant avec les deux maisons contemporaines qui la suivent (n°48 et 48bis – 045inv091 et 045inv092)

Crédits
Photo Marie-Françoise Laborde © Département de la Seine-Saint-Denis

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Source
prise de vue directe
Date de création - date de prise de vue
2006
Service producteur
Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Droits de diffusion
communication libre - reproduction soumise à autorisation
Un patrimoine documenté
  • Étude Boulevard Eugène Decros