Manon Lescene

15 septembre 2020

Médiatrice du patrimoine archéologique

MANON
Photo © Emmanuelle Jacquot / BPA / Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
Moi c’est Manon, je suis médiatrice scientifique du patrimoine archéologique au Département de la Seine-Saint-Denis et j’interviens tout particulièrement à l’archéosite de la Haute-Île à Neuilly-sur-Marne. Je viens tout juste de finir mes études en médiation et valorisation du patrimoine archéologique, préalablement j’ai fait une licence histoire et archéologie. Malgré mon amour pour le terrain et les fouilles, je ne souhaitais pas devenir archéologue mais bien médiatrice : participer à la diffusion du savoir scientifique en le popularisant et en le rendant accessible à tous.

Mon travail au sein du département consiste à faire découvrir l’archéologie et le patrimoine séquano-dyonisien, au travers d’actions de valorisation comme des visites guidées, l’animation de démonstrations ou d’ateliers ou encore même la création de contenu de vulgarisation pour tous les publics. Avec mes collègues médiateurs et médiatrices, nous participons au développement de l’archéosite et de ses animations. Pour ma part, j’ai travaillé à la réorganisation du campement mésolithique situé dans la forêt qui sera bientôt réaménagé, vous permettant de découvrir sous un nouvel angle comment vivaient les hommes et les femmes de cette période de la Préhistoire !
 
Manon Lescene
Médiatrice du patrimoine archéologique



Femme et médiatrice du patrimoine : premiers mois de carrière

Comment en es-tu venu à travailler dans un service territorial d’archéologie ?
J’ai commencé à travailler au bureau du patrimoine archéologique de la Seine-Saint-Denis en février dernier en tant que stagiaire. Dans le cadre de mes études en valorisation et médiation du patrimoine archéologique j’ai effectué un stage de quatre mois. J’étais alors en charge du projet de réaménagement du campement mésolithique de l’archéosite de la Haute-Île, équipement culturel géré par le département. A l’issue de cette période, j’ai été recrutée pour être médiatrice scientifique.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de ta pratique professionnelle depuis le début de ta carrière ?
Il est difficile pour moi de répondre à cette question étant donné que je viens tout juste de finir mes études, ma carrière ne fait que commencer. Toutefois, j’espère que la pratique de la médiation archéologique se professionnalisera davantage comme cela a été le cas pour la médiation culturelle. Mon travail et celui de mes collègues médiateurs et médiatrices a son importance. Nous faisons le lien entre les scientifiques et le grand public, nous rendons accessible un savoir complexe.

L’archéologie est l’un de ces champs d’activité qui se sont considérablement féminisé au cours des trois dernières décennies. Quelles réflexions cette évolution t’inspire-t-elle ?
L’archéologie comme beaucoup d’autres disciplines s’est considérablement féminisée, toutefois je ne connais pas encore assez le monde de l’archéologie pour donner mon avis. Cependant, j’ai pu remarquer au cours de mes études que la médiation est déjà une discipline très féminisée, peut-être plus que l’archéologie.

L’archéologie se féminise mais les postes de direction restent très majoritairement occupés par des hommes. Quel est ton avis ?
Cela ne fait que quatre mois que je suis rentrée dans le monde du travail, je n’ai pas assez de recul, toutefois les choses évoluent. Pour moi, c’est une question qui se pose encore aujourd’hui mais il me semble de manière moins prégnante qu’il y a 20 ans, car il y a désormais plus de possibilité pour les femmes. J’espère qu’au cours de ma carrière les choses évolueront encore.