Piattino

Piattino

A cette adresse, cinq entreprises ont précédé la fonderie de cuivre, de laiton et de bronze Piattino : l’entreprise de peinture et vitrerie Munier (v. 1905-v. 1910), puis Souverain (v. 1910-v. 1920), l’atelier de peinture et de décoration sur porcelaine Leclerc (v. 1925-1930), l’entreprise de peinture et vitrerie Guimberteau (v. 1935), et la fonderie d’aluminum Mathieu (v. 1935-1939). De la première ou de la seconde subsistent les deux bâtiments accolés, à gauche de l’entrée, formant l’aile nord de l’ensemble actuel : ils sont en effet, quoique remaniés par endroits, à pans de bois hourdés de parpaings de mâchefer, surmontés de charpentes en bois et de toits à un pan. Le bâtiment d’habitation, au sud, date probablement de la même époque. On remarque que la halle centrale est couverte d’une charpente en bois, renvoyant peut-être à la première période de construction.
Au cours des années 1930, Joseph Mathieu, fondeur en aluminum (fabrication de pistons pour automobiles), fait élever les deux premières travées (au nord) de la halle est, destinée à recevoir les fours et les étuves ; en 1939 l’usine, qui employait dix ouvriers, possédait "4 à 6 fours potagers, 2 étuves, chauffage au coke métallique, 1 malaxeur à sable de 25 livres, 2 scies à métaux et 1 meule, le tout mû par moteur électrique". Le bâtiment est en rez-de-chaussée, à pans de fer hourdés de brique pleine, surmonté d’une charpente métallique coiffée d’un lanterneau?. La potence, intéressant marqueur du paysage,visible depuis la rue de Paris dans l’alignement de la rue Poulmar’ch, maintenait la cheminée des fours. Cette dernière, peu élevée, ne dépassait pas les immeubles environnants, les "gratifiant" de son épaisse fumée noire.
La fonderie Mathieu est transférée au 35, rue du Tapis-Vert en 1939. Marius-Jean Piattino, dont le père était propriétaire d’une fonderie d’art à Bagnolet, procède entre 1947 et 1949 à l’agrandissement de l’ancien établissement. La première halle, couverte d’une charpente en bois, est flanquée de deux halles à pans de fer hourdés de brique pleine, surmontées de charpentes métalliques et de toits à longs pans coiffés de lanterneaux vitrés. La halle des fours est augmentée d’une travée?. Le témoignage de M. Jean-Pierre Piattino, fils du fondeur, apporte des informations précieuses sur le fonctionnement de l’usine jusqu’à sa fermeture en 1969 ; son évocation du travail et de la vie quotidienne dans une petite fonderie de cuivre, de bronze et de laiton au cours des années 1950 et 1960 pourrait être avantageusement utilisée dans le cadre d’un projet de réhabilitation, afin de restituer "l’esprit des lieux".

Date de construction
1905-1920 ; 1930
Organisme
Service régional de l'inventaire
Date de rédaction
2005
Code site
045inv019
Date de découverte ou d'enquête
2004
Source
inventaire départemental
Précision dénomination
fonderie de cuivre, de laiton et de bronze
Qualification de datation
campagne(s) de construction
Lieu-dit ou quartier
Secteur de Jallencloud
Date initiale
1900
Date de fin
1949
Diagnostic
L
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • 28 rue Romain Rolland
Dénomination

Autres protections (Les Lilas)