Rue Romain Rolland, trente photos. Plusieurs photos anciennes de la cour Eberlin et du travail du crin. De la rue Jean Poulmar’ch à l’avenue du Maréchal Juin, la physionomie de la rue est un peu différente. Cet ancien chemin rural est resté quasiment non

6 juillet 2006

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Rue Romain Rolland, trente photos. Plusieurs photos anciennes de la cour Eberlin et du travail du crin. De la rue Jean Poulmar’ch à l’avenue du Maréchal Juin, la physionomie de la rue est un peu différente. Cet ancien chemin rural est resté quasiment non
Rue Romain Rolland, trente photos. Plusieurs photos anciennes de la cour Eberlin et du travail du crin. De la rue Jean Poulmar’ch à l’avenue du Maréchal Juin, la physionomie de la rue est un peu différente. Cet ancien chemin rural est resté quasiment non construit jusqu’au début du XXe siècle à l’exception de l’école. Le côté pair le restera en parti jusqu’au milieu du XXe siècle, tandis que le côté impair se construira peu à peu à partir de la fin du XIXe siècle. Il est composé de pavillons (n°41, 45), de maisons de ville (63, 65, 67), d’immeubles (n° 43, 61, 85, 89,91,93) et d’un site industriel (n°81). Le front bâti est totalement discontinu : implantations irrégulières, gabarits, styles et fonctions différents des constructions. Cependant la qualité générale des divers bâtiments apporte du caractère à cette artère qui bénéficie en outre de l’ouverture du futur espace vert, et de la présence du groupe scolaire (045INV), bel exemple d’architecture scolaire de l’entre-deux-guerres. Les n° 57 et 67 sont caractéristiques des mutations urbaines du parcellaire agricole. Pour une utilisation maximale des lanières, longues et étroites, on a construit des petites habitations ouvrières de part et d’autre d’un passage central. Sur rue, deux pavillons en marquent l’entrée. L’établissement industriel au n°81 reprendra la même organisation mais à une échelle différente, tandis que le drôle d’immeuble au n°85, avec son toit en pavillon? ?, et ses longs pignons aveugles, témoigne du remplissage total d’une lanière (surélevé d’un étage en 1934). Quelques beaux immeubles se dégagent de l’ensemble, qu’ils aient été construits au début du XXe siècle comme les n°43 et 89 à 93 ou dans les années 1930 (n°61). Ils présentent tous des façades de brique agrémentées d’éléments de décor en enduit blanc ou en céramique? ? polychrome.
N°91-93 (045INV) : deux immeubles à R+4, travées régulières, arrondi pour le n°93 à l’angle du boulevard du Maréchal Juin. Les façades, lisses en brique claire, sont seulement animées par leur ornementation : frises en relief de céramique polychrome au niveau du dernier étage et jeu de briques bichrome au premier pour le n°91 ; frise de panneaux de céramique sous la toiture débordante, allèges en enduit blanc et premier étage revêtu d’un enduit formant des refends horizontaux pour le n°93. A noter que les ferronneries à volutes du n°91 sont identiques à celles déjà rencontrées au n°12 de la rue Jean Moulin. L’immeuble d’angle est de 1911 (AM carton n°13)
N° 43 (045INV), angle avec l’impasse Weymiller : immeuble à R+4, 5 travées sur la rue et 5 sur l’impasse, toit à croupe. Façade en brique polychrome, motifs rouges sur fond gris. Le rez-de-chaussée est revêtu d’un enduit blanc lisse? ?. Balcon filant au 4e étage. Fenêtres au 1er étage et porte fenêtre aux autres niveaux. Ferronneries soignées. Cet immeuble simple et élégant bénéficie aujourd’hui de deux façades dégagées que la construction d’un immeuble haut à la place du pavillon du n°41, viendra obstruer.
Parmi les pavillons qui s’échelonnent le long de la rue, notons les n° 41, hélas promis à démolition, ainsi que le n° 45 et la suivante (n° 20 rue Raymonde Salez 045INV----). Cette maison d’angle à un étage, est intéressante de part le traitement du pan coupé, doté d’un bow-window surmonté d’un fronton cintré. La découpe de la porte du rez-de-chaussée laisse penser que le bâtiment abritait sans doute autrefois une activité ou un commerce. Alors que la terrasse bordée d’une balustrade lui qui lui donne une allure de villa balnéaire. Elle est signée A. Lund architecte (inscription sur la façade).
Photo Marie-Françoise Laborde © Département de la Seine-Saint-Denis
Descriptif

Rue Romain Rolland, trente photos. Plusieurs photos anciennes de la cour Eberlin et du travail du crin. De la rue Jean Poulmar’ch à l’avenue du Maréchal Juin, la physionomie de la rue est un peu différente. Cet ancien chemin rural est resté quasiment non construit jusqu’au début du XXe siècle à l’exception de l’école. Le côté pair le restera en parti jusqu’au milieu du XXe siècle, tandis que le côté impair se construira peu à peu à partir de la fin du XIXe siècle. Il est composé de pavillons (n°41, 45), de maisons de ville (63, 65, 67), d’immeubles (n° 43, 61, 85, 89,91,93) et d’un site industriel (n°81). Le front bâti est totalement discontinu : implantations irrégulières, gabarits, styles et fonctions différents des constructions. Cependant la qualité générale des divers bâtiments apporte du caractère à cette artère qui bénéficie en outre de l’ouverture du futur espace vert, et de la présence du groupe scolaire (045INV), bel exemple d’architecture scolaire de l’entre-deux-guerres. Les n° 57 et 67 sont caractéristiques des mutations urbaines du parcellaire agricole. Pour une utilisation maximale des lanières, longues et étroites, on a construit des petites habitations ouvrières de part et d’autre d’un passage central. Sur rue, deux pavillons en marquent l’entrée. L’établissement industriel au n°81 reprendra la même organisation mais à une échelle différente, tandis que le drôle d’immeuble au n°85, avec son toit en pavillon?, et ses longs pignons aveugles, témoigne du remplissage total d’une lanière (surélevé d’un étage en 1934). Quelques beaux immeubles se dégagent de l’ensemble, qu’ils aient été construits au début du XXe siècle comme les n°43 et 89 à 93 ou dans les années 1930 (n°61). Ils présentent tous des façades de brique agrémentées d’éléments de décor en enduit blanc ou en céramique? polychrome.
N°91-93 (045INV) : deux immeubles à R+4, travées régulières, arrondi pour le n°93 à l’angle du boulevard du Maréchal Juin. Les façades, lisses en brique claire, sont seulement animées par leur ornementation : frises en relief de céramique polychrome au niveau du dernier étage et jeu de briques bichrome au premier pour le n°91 ; frise de panneaux de céramique sous la toiture débordante, allèges en enduit blanc et premier étage revêtu d’un enduit formant des refends horizontaux pour le n°93. A noter que les ferronneries à volutes du n°91 sont identiques à celles déjà rencontrées au n°12 de la rue Jean Moulin. L’immeuble d’angle est de 1911 (AM carton n°13)
N° 43 (045INV), angle avec l’impasse Weymiller : immeuble à R+4, 5 travées sur la rue et 5 sur l’impasse, toit à croupe. Façade en brique polychrome, motifs rouges sur fond gris. Le rez-de-chaussée est revêtu d’un enduit blanc lisse?. Balcon filant au 4e étage. Fenêtres au 1er étage et porte fenêtre aux autres niveaux. Ferronneries soignées. Cet immeuble simple et élégant bénéficie aujourd’hui de deux façades dégagées que la construction d’un immeuble haut à la place du pavillon du n°41, viendra obstruer.

Parmi les pavillons qui s’échelonnent le long de la rue, notons les n° 41, hélas promis à démolition, ainsi que le n° 45 et la suivante (n° 20 rue Raymonde Salez 045INV----). Cette maison d’angle à un étage, est intéressante de part le traitement du pan coupé, doté d’un bow-window surmonté d’un fronton cintré. La découpe de la porte du rez-de-chaussée laisse penser que le bâtiment abritait sans doute autrefois une activité ou un commerce. Alors que la terrasse bordée d’une balustrade lui qui lui donne une allure de villa balnéaire. Elle est signée A. Lund architecte (inscription sur la façade).

Crédits
Photo Marie-Françoise Laborde © Département de la Seine-Saint-Denis

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Source
prise de vue directe
Date de création - date de prise de vue
2006