Saint-Pierre

Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre est construite au 6e siècle. L’abside est de plan rectangulaire et mesure 6,50 m de large hors œuvre sur 7,80 m de profondeur. Elle est précédée d’une nef de 9 m de large hors œuvre sur 13,50 de long hors œuvre. L’abise est adossée au sud à une galerie? de plus de 50 m de longueur qui rejoint le chevet de l’église Saint-Barthélémy. Dans une deuxième phase de construction mérovingienne, l’abside est aggrandie vers le Nord et l’Est, et dotée d’une annexe septentrionale ultérieurement subdivisée en deux pièces. De nombreux sarcophages ont été découvertes dans le sous-sol de l’église lors de la fouille de 1844-1846 et lors de celle de 1990, qui n’a concernée que l’abside, son annexe, l’angle sud-est de la nef et la galerie méridionale. Dans la galerie, les tombes sont établies à environ 0,30 m sous le niveau du sol. Un réhaussement de celui-ci a permis la mise en place d’un second niveau de tombes. Le compte rendu des fouilles de Debret que Guilhermy fait en 1843 fait état de deux niveaux de sarcophages du haut Moyen Age "le plus bas en pierre, l’autre en plâtre d’une seule pièce". L’aspect architectural de la galerie médionale ne peut être restitué faute de vestiges, maisil est à noter que les sarcophages situés le long de ses parois intérieures étaient les plus érodées, sans doute à cause des intempéries, de sorte qu’on peut envisager un portique couvert avec des ouvertures latérales. En 834, les Miracula sancti Dionysii mentionne l’église Saint-Pierre. Le statut paroissial de l’église est attestée en 1114. Son chevet est renforcé de contreforts, puis l’église est presque complètement reconstruite, par étapes. Saint-Pierre est cité en 1231 dans une lettre par laquel Grégoire, provincial des frères mineurs de France, remercie l’abbé de Saint-Denis de l ’avoir logé dans une maison située derrière Saint-Pierre. Le compte rendu de Guilhermy citée précédemment fait état de la découverte de sépultures médiévales "en plâtre, bois, moellons" ou "maçonné[es] en pierre et plâtre" dans l’église, au-dessus des sarcophages du Haut Moyen Age ; il mentionne également, comme provenant de l’église "une médaille du 13e siècle, un gratien, quelques vases en terre". Après que la cure de Saint-Pierre ait étéréunie à celle de Saint-Michel du Charnier en 1760, une estimation des réparations à effectuer demandée en 1772 par l’archevêqeque de Paris mentionne que les murs de l’église sont en mauvais état et que "l’entrée de ladite église est une ancienne porte à panneau au-dessus de laquelle est une baye avec vestige de vitrail (…) on descend de plusieurs marches dégradées et cassées en ladite église à gauche de laquelle entrée est un bénitier en pierre. Ladite église en tout de six travées de longueur dont quatre pour la nef et deux pour le chœur. La nef est retranchée à la suitte de ladite entrée par une cloison de charpente et maçonnerie plaffoné et fermée sur le nef par une ancienne porte à panneaux et éclairée aussy sur la nef par deux bayes garnyes de chassis s’ouvrant? et à panneaux de verre et de plomb. Au fond de la sacristie un coffre pour serrer les ornements avec dossier de menuiserie au-dessu contre le mur le tout en ruine et dans laquelle sacristie sont les débris de ladite église, à la suite desdits vestibulle et sacristie auquel on gaigne par une grande baye sans ferrure dudit vestibule dont ladite cloison est éclairée par tois bayes de chaque costé ou il n’y a plus de vitreau ny grille mais seulement une barre de fer à l’une d’icelles dans ladite nef. Au devant de la sacristie sont les fonds baptismaux dont la cuvette en pierre de liais est feuilletée et avec pied aussy de pierre et couvercle dans un chassis le tout de menuiserie. On gaigne par une grande arcade de ladite nef au chœur ; dans le mur de reffend qui les sépare contre lequel de chaque costé vers l’autel estoit une chapelle dont il ne subsiste que des débris, ledit chœur estoir éclairé par deux bayes de chaque costé dont celles à droitte sont détruites et il reste aux deux bayes à gauche de mauvais chassis sans panneau. Il ne reste plus rien des débris de l’autel , et dans lesdit vestibule, sacristie, nef et cheour sont amoncelées des débris de charpente pourrie du comble, les gravas des murs et parties de menuiserie pourrie et dans ladite sacristie est déposée une cloche. Veu l’état de laquelle église Saint-Pierre nous n’avons déclaré aucune réparation à y faire ny estimation de réparations n’en estant aucunement susceptible mais bien d’une reconstruction totalle, de laquelle reconstruction nous n’avons fait aucune estimation notre mission ne s’étendant qu’à l’estimation des réparations". Le plan des fouilles de Debret par Cabillet figure l’église Saint-Pierre dans un état très semblable à cette description. L’église est détuite au moment du percement de la rue de Strasbourg, en 1847-1848.

Organisme
Unité d'archéologie de Saint-Denis
Date de rédaction
19/01/2006
Code site
066s120
Date de découverte ou d'enquête
1842
Source
carte archéologique départementale
État de découverte
structuré
Niveau d'interprétation
site fonctionnel
Précision emprise
localisation et extension connues
Qualification de datation
période(s) d'occupation
Appréciation de localisation
1/2000
Nature du site
enfoui
État actuel
conservé
Présence de mobilier
True
Contexte mobilier
associé aux structures
Chronologie début
Haut Moyen Age
Chronologie fin
Epoque contemporaine
Datation initiale
501
Datation finale
1848
Qualification datation initiale
création au plus tôt
Qualification datation finale
disparition

Illustrations

Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l’église Saint-Pierre

Plan des fouilles effectuées par Debret (détail), vue de l’église Saint-Pierre ; état époque (...)
N° 3489 - jpg - 600 × 450 pixels Détails
Crédits © Département de la Seine-Saint-Denis
Dimensions 600 × 450 pixels
Résolution 0.3 Mpx
Poids 9.8 ko
Date 23 février 2006
Fichier 3489_pleinecran.jpg
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • place Pierre de Montreuil
Dénomination

Notices liées