Ziegler

Ziegler

Implantée au Nord-Ouest de la zone des Docks, à la limite de Clichy-la-Garenne, l’usine de galvanisation, étamage et chromage de tôles Ziegler présente un ensemble de halles accolées occupant 80 % d’une parcelle allongée de 14 396 m², orthogonale à la Seine. L’organisation de l’espace industriel est dictée, depuis l’origine de l’établissement en 1924, par la présence d’un embranchement ferroviaire longeant l’usine à l’Est. La lecture du procès au début des années 1950 permet de décrire et de préciser la fonction de chacun des bâtiments.
Les tôles, acheminées par le rail, étaient déchargées à l’abris des intempéries dans le « hall des ponts roulants », construit à partir de 1924 et couvrant à partir de 1933 l’ensemble de la voie sur le flanc oriental de l’usine. Le bâtiment est actuellement couvert d’un bardage? côté Est ; sa structure? à pans de béton armé, hourdée de
brique pleine au rez-de-chaussée et de brique creuse aux deux étages supérieurs, est visible de puis la cour. Des contreforts en béton armé soutiennent les rails des ponts-roulants.
Une fois déchargées, les bobines de tôles étaient placées sur les dérouleuses installées à l’entrée des trois halles de galvanisation et de décapage, au Sud de la parcelle, orientées Est-Ouest, dont les façades (une façade-pignon et une façade-gouttereau masquant deux pignons) sont visibles depuis la rue Pierre ; elles sont à pans de béton hourdés de brique, surmontées de charpentes en béton et de toits à longs pans. Ces trois halles, ainsi que la halle des ponts-roulants ont été restaurées après le bombardement du 22 juin 1944. Une fois traitées, les tôles étaient « parachevées » (profilage, tri) puis stockées dans les deux halles inscrites en cœur d’îlot, orientées Nord-Sud, dont les deux pignons (enduits) marquent au Nord la limite de la cour. Elles sont couvertes de charpentes métalliques, de toits à longs pans et de lanterneaux.
Les produits finis étaient enfin chargés sur des wagons pour être expédiés par le rail, ou par péniche : un pont en béton armé, renforcé de poteaux métalliques, surplombe le quai de Seine. Il conduisait jusqu’à un appontement, aujourd’hui détruit.

A l’Ouest de ce bras jeté sur la Seine, un imposant bâtiment d’habitation, allongé, fermant la cour de l’usine au Nord, offre sa façade sur le fleuve. Construit au cours des années 1920, il est en maçonnerie de brique jaune et repose sur un sous-bassement de meulière ; ses deux étages carrés sont soulignés par des frises de brique rouge. Le bâtiment administratif d’entreprise, qui marquait l’angle de la rue Pierre et du quai de Seine, a été détruit. Demeurent, sur la rue Pierre, les « locaux et réfectoire pour les ouvriers étrangers » construits en 1947 sur les plans de l’architecte Remoissonnet. Le bâtiment, à un étage carré, est à pans de fer hourdés de brique et couvert
d’un toit dissymétrique ; il offre sur la rue une façade en béton paré de brique, reposant sur un sous-bassement de meulière.
L’usine a cessé son activité en 1987. Le site est actuellement utilisé comme entrepôt commercial.

Date de construction
1924 ; 1947
Organisme
Service Régional de l'Inventaire
Date de rédaction
01/08/2005
Code site
070inv015
Date de découverte ou d'enquête
01/08/2005
Source
inventaire départemental
Précision dénomination
usine de galvanisation, étamage et chromage de tôles
Auteur
Remoissonnet (architecte)
Qualification de datation
campagne(s) de construction
Lieu-dit ou quartier
les Docks
Parties constituantes
atelier de fabrication ; bâtiment administratif ; bâtiment d'habitation ; réfectoire
Date initiale
1920
Date de fin
1980
Intérêt
intéressant
Zonages POS ou PLU
UI A
Diagnostic
Bon état de conservation.
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • 1 quai de Seine
Chronologies

Dénomination

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