châtelet

châtelet

En 1229-1230, les comptes de la commanderie de Saint-Denis font état de la reconstruction de la geôle de la ville, qui se trouvait jusqu’alors à l’emplacement de la nouvelle halle. Les comptes de 1298-1299 mentionnent une dépense de 105 sols 4 deniers "pour la réparation des prisons de la porte Compoise". En 1465-1466, les comptes de la commanderie mentione "A Oudin Bertran demourans en la geolle de Chastellet lequel a fait faire certaines repparacions tres necessaires en ladite geolle autrement il ny e ust pust demourer ". Les comptes de la commanderie de 1534-1535 citent l’auditoire au Châtelet. En 1570-1572, il est fait mention de la somme de 111ivres 10 sols tournois "pour avoir recouvert d’ardoise la porte du Chastellet, et pour avoir fourny matiere". Vers 1590, l’auditoire du Châtelet est transféré dans une pièce au-dessus de la porte de l’abbaye. En 1689, le procès-verbal de réparation de Roberr de Cotte pour le Châtelet, place Panetière précise : "Ce huict mars nous estant transporté es geôlle et prisons dans ladicte ville de Saint-Denis concistans à un bastiment de quatre travées faisant face sur la place, applicqué a une cuisine, salle, passage, de deux escalliers montans à un estage carré et des greniers au dessus, d’une court close de murs, d’une escurie et appenty. Ledit bastiments de nulle valleur proceddant de caducité tombant en ruine et estayez enplusieurs endroicts estimé qu’il est inutil d’y faire aucunes réparations ne pouvant plus subcister mais de construire au dessus de la porte de la ville attenant ladicte geôlle pour faire lesditres prisons, il y conviendroit faire trois planchers l’un sur l’autre qui formeront deux estages avec un comble à deux esgouts couvert de tuilles comme aussy aux deux tourelles tenantes à ladite porte et desmolir ladite geôlle pour se servir des bons mattériaux observans qu’à lendroict ou est l’appenty qui sert d’escurie il convient faire le logement du geôllier avec un escallier tenant aux murs de la porte de la ville et au logement à faire dudit logement, de faire un bon mur de closture sur la place depuis ladite porte de la ville jusques au mur miectoyen du voisin. Il faudroit faire une porte ou guichet servant d’entrée à ladite geôlle dans le mur sous ladite porte de ville ; pour ce estimé tant massonnerie que charpente, couvertture et menuiserie serrurerie, vitrerie gros fer et pavé pour ce dix neuf cens livres". En1696 l’ancien châtelet est rétabli par Duval, architecte des darnes de Sainr-Cyr et/ou Thévenot, architecte Au mois d’août 1769 "fut abattu le Châtelet ou geôle de la ville de St. Denis, lequel étoit placé face de l’église de l’abbaye, près d’une loge de la foire, et attenant ladite loge qui est en retour sur la place et au bout de la susdite place. La voûte de l’arcade du susdit Châtelet étoit trop basse pour y passer les chars mortuaires des pompes funèbres qui arrivoient à l’abbaye, c’est ce qui fit que l’an dernier le convoi de la reine ne put arriver de face. On vint par la rue de la Boulangerie, laquelle est située à droite en arrivant de Paris au Pavillon? Royal". Le "Recueil d’anecdotes et autres objets curieux relatifs à l’histoire de l’abbaye royale de Saint-Denis en France" d’Albert Gauthier rapporte que "Dans le courant de mai 1790 ont été abbatues les ruines de l’ancien Châtelet ou geôle de la ville de St. Denis, lesquelles étoient restées depuis la démolition du susdit Châtelet en l’année 1769. On a bâti provisoirement dans le susdit emplacement. Il y fut bâtie par suite une maison". En 1820, un retranchement de la rue Compoise fait disparaître la morgue située au sud de l’escalier droit qui monte à l’"auditoire". Flamand-Grétry 1840 signale que "Cette prison est située à l’endroit où existait autrefois ce qu’on nommait le Châtelet qui était placé au coin des rues Compoise et Poisonnière [sic], vis-a-vis les loges des foires. On y voyait une arcade, les tribunaux étaient au-dessus de cette arcade. Vis-à-vis la prison actuelle était placée la Morgue. O n aperçoit encore d’anciens murs, et une porte murée par laquelle on montait aux tribunaux. Les bâtimens sont tels qu’on les voyait en 1806. On remarque encore dans l’intérieur, un banc de pierre avec quatre anneaux scellés. C’est sur cette pierre qu’on mettait les prévenus à la torture. C’est le concierge actuel nommé Baudoux. de qui je tiens les renseignemens, qui a arraché les anneaux et les bancs". L’îlot du châtelet est supprimé en 1854.

Organisme
Unité d'archéologie de Saint-Denis
Date de rédaction
17/01/2006
Code site
066s098
Date de découverte ou d'enquête
1996
Source
carte archéologique départementale
État de découverte
structuré
Niveau d'interprétation
site fonctionnel
Précision emprise
localisation et extension connues
Qualification de datation
période(s) d'occupation
Appréciation de localisation
1/2000
Nature du site
enfoui
État actuel
inconnu
Contexte mobilier
sans objet
Chronologie début
Moyen Age classique
Chronologie fin
Epoque moderne
Datation initiale
1229
Datation finale
1790
Qualification datation initiale
première attestation
Qualification datation finale
disparition
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • place Victor Hugo
Dénomination

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