fief du Vivier

fief du Vivier

En 1569, les religieux de Saint-Martin-des-Champs vendent la seigneurie de Sevran à Charles Maheut, notaire du roi au Châtelet de Paris, qui possède déjà le fief de Compiègne, et à son frère Philippe. La vente concerne, entre autres, le fief du vivier, qui se trouve devant le carrefour du village et qui se compose d’un hôtel avec vivier à poissons, de quatre arpents plus sept ou huit arpents de terres labourables. En 1630, il est donné permission à Nicolas de Flecelles par le sieur Bergeon "de poser des grilles de bois dans le ru de la Morée séparant les lieux et héritages dudit Sieur Bergeon à cause de son bien appelé le Péré et celui dudit Sieur de Flecelles appelé le fief de Compiègne. Le tout assis au village de Sevran. Autant ledit Sieur de Flecelles a déclaré qu’il ne prétend aucune chose audit ru de la Morée, même aux poissons qui s’y pourra trouver et multiplier en iceluy, attendu qu’ils appartiennent entièrement audit Sieur Bergeon comme Seigneur dudit Sevran, et s’est obligé quand le Sieur Bergeon voudrait faire pêcher l’Etang de son hôtel Seigneurial dudit Sevran, appelé le vivier, de faire otter les dites grilles pour laiser passer et s’écouler l’eau d’iceluy par ledit ru au traver du vivier dépendant de la maison dudit Sieur Flecelles". En 1661, à la suite de la vente par Nicolas de Flesseles du fief de Compiègne à François Bergeon, une convention relative à l’étang sis dans le jardin de la maison de Compiègne précise que celui-ci est composé "d’une partie d’un bras du ru de la Morée qui a son couver suivant qu’il se voit à l’embouchure dudit estang au travers d’iceluy et qui se doit rendre à l’autre bout dudit étang dans le résidu dudit ru et le rejoindre vers l’allée du milieu du bois de haute futaye". La carte de Delagrive (1740) figure, sur la droite de l’allée qui conduit au manoir de Compiègne, un bâtiment d’environ 25 m de long occupant l’un des côtés d’une cour longeant le chemin de Livry. Sur la carte des Chasses (1764-1808), deux autres côtés de la cour sont occupés par de nouveaux bâtiments. Le plan d’intendance (1781) figure deux autres bâtiments : l’un achève la clôture de la cour, l’autre prolonge l’aile nord. L’ensemble apparait largement réduit sur le plan cadastral de 1840.

Organisme
Service du patrimoine culturel de la Seine-Saint-Denis
Date de rédaction
04/08/2000
Code site
071s010
Date de découverte ou d'enquête
2000
Source
carte archéologique départementale
État de découverte
sans objet
Niveau d'interprétation
site fonctionnel
Précision emprise
localisation et extension connues
Qualification de datation
période(s) d'occupation
Appréciation de localisation
1/1000
Nature du site
enfoui
État actuel
inconnu
Contexte mobilier
sans objet
Chronologie début
Epoque moderne
Chronologie fin
Epoque contemporaine
Datation initiale
1569
Datation finale
1819
Qualification datation initiale
première attestation
Qualification datation finale
dernière attestation

Illustrations

Cadastre napoléonien. Sevran. Section B dite du Souci, 2e feuille (détail)

Cadastre napoléonien. Sevran. Section B dite du Souci, 2e feuille (détail) ; vue du fief du (...)
N° 5700 - jpg - 600 × 470 pixels Détails
Crédits © Département de la Seine-Saint-Denis
Dimensions 600 × 470 pixels
Résolution 0.3 Mpx
Poids 9.8 ko
Date 22 mars 2007
Fichier 5700_pleinecran.jpg
Type d’étude et de recherche

Localisation
  • 2 place Gaston Bussière
  • 2 place Gaston Bussière
Dénomination

Notices liées