Cruche à bec tubulaire et à unse anse CBL277/6

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Cruche? à bec tubulaire et à unse anse CBL277/6
La pâte, semi-fine est orangée à brune en surface (traces de feu), grise à la fracture.
Un décor peint de virgules, exécutées au pinceau, se développe sur toute la panse, sur deux registres.
Groupées par trois, mais non liées, les virgules de la zone haute sont effectuées de droite à gauche, pointées
vers le bas, alors que celles du niveau inférieur se dirigent vers le haut. On retrouve les trois coups de
pinceau, habituellement associés à ce motif, sur le rebord de la poterie (Lefèvre 1993 : 286 notice 8). La
peinture varie de l’orange au brun selon les endroits.
L’allure générale est plutôt globulaire ; le bec situé en haut de panse est coupé net. A l’opposé, sensiblement
à la même hauteur, lui est opposée une petite anse plate, asymétrique à repli, qui s’attache sous la lèvre. Le
bec est posé sur la panse ; cette dernière rentrant alors à l’intérieur du tube pour permettre une meilleure
attache.
La lèvre, éversée, présente une face supérieure pratiquement plate. On note un ressaut? ? à la base du col. Des
traces de tournage sont perceptibles sur l’extérieur du pot. Le fond, irrégulier, donne une impression
générale d’instabilité. On remarque des traces de décollage à la ficelle très visibles bien que la base semble
avoir été en partie reprise sur son pourtour.
Cette poterie, remarquable à bien des égards, associe à la fois des critères typiquement carolingiens, à
savoir les motifs peints et l’argile employée, aux inclusions visibles, avec d’autres, nettement plus
"modernes". En particulier, soulignons sa morphologie, non plus ovoïde mais globulaire, et surtout le
système d’attache du bec et de l’anse, qui se généralisera au XI" s. Ces éléments tendraient à prouver que
nous nous trouvons en présence d’une pièce de transition.
o ouverture = Il,2 cm.
o fond. = 10,5 à Il,2 cm.
H totale = 20,9 cm.
Datation proposée 2e moitié du Xe-début du XI" s.
Jean-Pierre Elie@Département de la Seine-Saint-Denis
Descriptif

La pâte, semi-fine est orangée à brune en surface (traces de feu), grise à la fracture.
Un décor peint de virgules, exécutées au pinceau, se développe sur toute la panse, sur deux registres.
Groupées par trois, mais non liées, les virgules de la zone haute sont effectuées de droite à gauche, pointées
vers le bas, alors que celles du niveau inférieur se dirigent vers le haut. On retrouve les trois coups de
pinceau, habituellement associés à ce motif, sur le rebord de la poterie (Lefèvre 1993 : 286 notice 8). La
peinture varie de l’orange au brun selon les endroits.
L’allure générale est plutôt globulaire ; le bec situé en haut de panse est coupé net. A l’opposé, sensiblement
à la même hauteur, lui est opposée une petite anse plate, asymétrique à repli, qui s’attache sous la lèvre. Le
bec est posé sur la panse ; cette dernière rentrant alors à l’intérieur du tube pour permettre une meilleure
attache.
La lèvre, éversée, présente une face supérieure pratiquement plate. On note un ressaut? à la base du col. Des
traces de tournage sont perceptibles sur l’extérieur du pot. Le fond, irrégulier, donne une impression
générale d’instabilité. On remarque des traces de décollage à la ficelle très visibles bien que la base semble
avoir été en partie reprise sur son pourtour.
Cette poterie, remarquable à bien des égards, associe à la fois des critères typiquement carolingiens, à
savoir les motifs peints et l’argile employée, aux inclusions visibles, avec d’autres, nettement plus
"modernes". En particulier, soulignons sa morphologie, non plus ovoïde mais globulaire, et surtout le
système d’attache du bec et de l’anse, qui se généralisera au XI" s. Ces éléments tendraient à prouver que
nous nous trouvons en présence d’une pièce de transition.
o ouverture = Il,2 cm.
o fond. = 10,5 à Il,2 cm.
H totale = 20,9 cm.
Datation proposée 2e moitié du Xe-début du XI" s.

Crédits
Jean-Pierre Elie@Département de la Seine-Saint-Denis